La chaleur Porte d’Auteuil, de Roland Garros au Parc des Princes

court de roland garros sous une chaleur ecrasante

Il fallait vraiment aimer le sport pour venir assister aux matches à Roland Garros durant la première semaine du tournoi, placée sous le signe de de la canicule. Le summum a été atteint jeudi 28 mai, avec un mercure qui atteignait les 34°, et le numéro un mondial victime d’un énorme coup de bambou alors qu’il était à un jeu d’une victoire en trois sets secs.

La veille, le Tchèque Mensik s’était effondré sur la terre brûlante du court n°6 à l’issue de la balle de match, tandis que vendredi Djokovic a été pris de vomissements lors de son duel face à Fonseca. Du côté du public comme de celui-ci des ramasseurs de balles, plusieurs victimes de coups de chaleur après des heures passées dans la fournaise.

Les gradins du court Simonne Mathieu se vidaient au fur et à mesure que le soleil progressait. On a du mal à comprendre comment ce court construit en 2019 peut être aussi mal protégé. C’est aussi dans ces conditions extrêmes qu’on s’aperçoit que ces sportifs sont de formidables athlètes, capables de sortir leurs meilleurs coups lors de la manche décisive.

Deux stades, une ambiance

La fête était à son maximum samedi 30 mai après-midi. Alors que Moïse Kouamé, nouveau chouchou du public français, vendait chèrement sa peau sur le Lenglen, le PSG défendait son titre de champion d’Europe. Et s’il faisait un temps parfait pour jouer au football du côté de Budapest, le thermomètre affichait encore 33° à la Porte d’Auteuil au coup d’envoi.

Le Parc des Princes n’est qu’à quelques encablures de Roland, les supporters faisaient monter l’ambiance dès la matinée. Même si aucun écran ne diffusait le match de football dans l’antre du tennis français, le réalisateur du Chatrier se régalait avec les vues aériennes des deux stades. Une sorte de fête des voisins avec 24 heures de retard. 

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C’était la grande fête du sport français. On entendait les pétards claquer, les supporters reprendre les chants du PSG pour Diane Parry ou exulter au moment du but d’Ousmane Dembélé. 

Luis Enrique coache pendant la pause fraîcheur

A la Puskás Aréna il faisait très exactement 24 degrés lorsque la première pause hydratation a été sifflée par l’arbitre de la rencontre. Le PSG était mené 1-0 dans un match stressant, et les attaquants avaient bien du mal à se créer des espaces. 

Luis Enrique profitait de l’occasion pour donner ses consignes aux joueurs. « Il a sorti le tableau blanc » s’amusait la commentatrice de M6. Les cooling breaks deviennent des pauses tactiques qu’il faut savoir gérer.

Un coaching sans conséquence directe sur le tableau d’affichage, l’égalisation intervenant à la 65ème minute sur penalty. La suite de l’histoire, vous la connaissez. Une victoire lors de la séance de tirs aux buts, que Moïse Kouamé a pu regarder à l’issue de sa rencontre.

La nuit aussi allait être longue et chaude, mais ça c’est une autre histoire. Vivement la Coupe du Monde.