Qu’est-ce que l’indice WBGT utilisé dans le sport ?

thermomètre indiquant une chaleur supérieure à 40 degrés

Ah le printemps. Pendant des semaines, on guette les premiers rayons du soleil. Et puis bam, d’un seul coup le thermomètre affiche 35°.

De nombreuses organisations sportives utilisent le WBGT, un indicateur conçu pour mesurer le stress thermique pendant l’effort. Mis au point dans les années 50, cet indice est désormais au cœur des décisions prises lors des grandes compétitions.

Il joue un rôle important dans la gestion des risques liés à la chaleur, notamment pendant la Coupe du monde. Que mesure exactement le WBGT ? Et à partir de quel niveau devient-il dangereux pour le sport ?

Un indicateur de mesure du stress thermique

Le WBGT, contraction de Wet Bulb Globe Temperature, désigne la température au thermomètre-globe mouillé. Cet indice a été conçu en 1956 par l’armée américaine afin d’évaluer les risques liés à la chaleur pendant les efforts physiques.

Contrairement à la température classique, le WBGT ne mesure pas uniquement la chaleur de l’air en degrés. Il prend aussi en compte plusieurs facteurs qui influencent directement la capacité du corps à se refroidir :

  • l’humidité ;
  • le rayonnement solaire ;
  • le vent ;
  • la chaleur renvoyée par les surfaces.

Deux journées à 30 °C peuvent provoquer un ressenti différent selon les conditions météo. Un air humide ou une forte exposition au soleil compliquent l’évacuation de la chaleur produite pendant l’effort. Le WBGT permet donc d’obtenir une vision plus réaliste du stress thermique subi par les sportifs.

Aujourd’hui, cet indice est utilisé dans de nombreuses disciplines. Il aide les organisateurs à adapter les compétitions en cas de forte chaleur. Avec la Coupe du monde, le WBGT est devenu un sujet sensible. Plusieurs scientifiques alertent les instances sportives sur les conditions attendues pendant le tournoi.

sportive en phase de récupération avec sa gourde d'eau

Pourquoi le WBGT est important dans le sport

Lors d’un effort physique, le corps produit de la chaleur. Pour éviter une surchauffe, il doit maintenir sa température autour de 37 °C.

Le principal mécanisme utilisé est la transpiration. Mais ce système devient moins efficace lorsque la chaleur et l’humidité augmentent. La température interne peut alors monter rapidement.

Les conséquences peuvent être importantes. Même chez des athlètes bien entraînés, une forte chaleur entraîne souvent :

  • une fatigue plus rapide ;
  • une baisse des performances ;
  • une augmentation du rythme cardiaque ;
  • parfois des crampes ;
  • une récupération plus difficile.

Ces dernières années, la multiplication des épisodes de chaleur extrême a renforcé l’attention portée au WBGT. Les instances sportives utilisent cet indicateur pour adapter les horaires, instaurer des pauses hydratation ou reporter certaines compétitions lorsque les conditions deviennent trop risquées.

Quels sont les seuils WBGT considérés comme dangereux ?

Il n’existe pas de seuil universel valable pour tous les sports et toutes les situations. Mais certains repères sont utilisés par les organisations sportives pour évaluer les risques liés à la chaleur.

À partir d’environ 26 °C WBGT, les conditions commencent à devenir préoccupantes pour les efforts intenses. La capacité du corps à se refroidir diminue nettement, même chez des sportifs bien préparés.

Au-delà de 28 °C WBGT, certaines fédérations considèrent que le risque devient élevé, du même niveau que pour un temps sec à 38°. La température affichée seule ne suffit pas toujours à évaluer le danger réel pour les sportifs. Des mesures peuvent alors être mises en place, comme des pauses hydratation ou l’adaptation des horaires.

Le sujet est particulièrement surveillé pour la Coupe du monde de football 2026, où plusieurs matchs pourraient se jouer dans des conditions thermiques difficiles. Il en est de même à Roland Garros avec des températures supérieures à 35° annoncées pour la première semaine du tournoi.

Un danger pour les sportifs, comme pour le grand public.

Comment réduire les risques en cas de forte chaleur ?

Le plus important reste de s’adapter et d’éviter tout risque pour sa santé. Même un sportif en bonne condition physique peut se retrouver en difficulté en cas de forte chaleur.

Le premier réflexe consiste à adapter ses horaires et réduire l’intensité. En période de canicule, inutile de chercher une performance ou maintenir un entraînement exigeant. Mieux vaut raccourcir une séance ou la reporter.

L’hydratation joue aussi un rôle essentiel. Il faut boire régulièrement avant, pendant et après l’effort, même sans sensation de soif. Les pauses sont importantes, tout comme la récupération dans un endroit frais ou à l’ombre.

Certains signes doivent absolument alerter :

  • crampes ;
  • vertiges ;
  • maux de tête ;
  • nausées ;
  • trouble du rythme ; 
  • fatigue inhabituelle.

Aucun entraînement ne mérite de mettre en danger sa santé.